Camp Jeunesse 2014 : Réactions de quelques volontaires

-         Claude (Haut-Ogooué) : « C’est la première fois que je participe à un camp jeunesse. On a, à cette occasion, matérialisé les principes fondamentaux de la Croix-Rouge et ce que ceux-ci veulent dire. On a eu aussi plusieurs thématiques concernant la Jeunesse : jeunesse et volontariat, jeunesse et violence, etc. Aussi, la Croix-Rouge nous a-t-elle présenté plusieurs ateliers de sorte que, au sortir de ceux-ci, nous puissions aussi sensibiliser non seulement les autres membres de la Croix-Rouge qui sont restés au niveau du Haut-Ogooué, mais aussi l’ensemble de la population. En ce qui me concerne, j’ai participé à l’atelier « Jeunesse et santé sexuelle ». on nous a parlé longuement du VIH et de toutes les MST /IST qui sévissent au Gabon, des grossesses précoces. On nous a éduqués pour que nous soyons des modèles par la pratique d’une activité sexuelle responsable. On nous a aussi présenté la culture gabonaise. Parce que, parmi nous, beaucoup n’ont pas l’occasion d’aller dans d’autres provinces pour y découvrir danses, les chants et les contes. Le camp de jeunesse est une très bonne chose parce que, en tant que volontaire, j’ai beaucoup appris et j’ai vraiment envie de prendre part à d’autres éditions ».

 

-          Andy Willy (Estuaire) : « Je suis tout à fait content. Nous avons fait de nouvelles rencontres avec des jeunes d’autres provinces. Nous avons échangé en toute fraternité. J’ai été membre de l’atelier « Réseaux sociaux ». Nous avons fait un exercice  sur « jeunesse et culture » dans lequel nous devions déterminer, par nous-mêmes, ce qui cause les crises partout dans le monde. Nous avons constitué quatre groupes : musique, peintres, photographes et écrivains. Nous devions démontrer lequel de ces groupes avait le plus de force à promouvoir la paix dans le monde. A la fin de  la compétition, on a voulu départager. Mais à la seule observation des réactions des uns et des autres, caractérisées par une certaine intensité dans l’air et dont c’était finalement le but de l’exercice, nous avons déduit que c’est l’esprit de compétition visant à toujours rabaisser son semblable qui produit les crises dans le monde. Nous nous en sommes rendus compte à la fin. C’est donc une bonne initiative que l’on aimerait voir être rééditée ».

 

-          Cédric (Woleu-Ntem) : « Je crois que c’est une bonne initiative que la Croix-Rouge a prise de réunir les jeunes des quatre coins du Gabon. Cela nous a permis de nous connaître en tant que volontaires du Gabon et d’autres qui sont venus d’ailleurs : France, Japon, Cameroun, Congo, Guinée équatoriale et Centrafrique. On a appris beaucoup de choses. Déjà, dans mon atelier « Jeunes et entreprenariat », j’ai appris des choses que je ne maîtrisais pas. Par exemple, ce que c’est avoir une idée de vouloir entreprendre, qu’est-ce qu’il faut faire pour monter un projet, etc. j’ai été vraiment édifié. Et au sortir de là, je peux déjà moi-même monter un projet et apprendre aux autres comment le faire, en association ou en individuel. Je remercie le président de la Croix-Rouge, le Dr Guy Patrick Obiang Ndong, et la présidente d’honneur qui nous ont permis de nous retrouver ici ».

 

-          Diana (Cameroun) : « Ma première approche avec le Gabon était un peu difficile. L’accueil n’était pas si chaleureux, mais au fur et à mesure qu’on entrait dans le pays, c’était un peu différent. On est arrivé à 1h30, on n’a pas pu bénéficier de l’accueil des autres volontaires. Ce qui s’est passé ici est étonnant. Je serais honorée d’être invitée à chaque fois. Je me suis rapprochée plus d’une fois des organisateurs, c’est très bien fait. Certes, il y a toujours des failles, dans l’organisation, parce que nous sommes des êtres humains. On a fait certaines propositions. Par rapport à nos camps, on pourrait avoir des jeux tels que les amis invisibles, on pourrait échanger les cultures, faire que quand une délégation arrive, on oblige les gens à se séparer et à s’intégrer dans les autres groupes. On a beaucoup de choses qu’on a apprises ici et qu’on a même notées par rapport à notre Croix-Rouge Camerounaise. On espère juste qu’on nous donnera la chance également de pouvoir appliquer tout ce qu’on a appris. Sinon, je n’arrête pas d’être ébahie depuis que je suis arrivée  au camp, par l’organisation qui est plutôt presque parfaite. Non pas qu’il n’y ait pas d’erreurs, mais celles-ci sont corrigées immédiatement. La sécurité est de taille, j’ai appris beaucoup de choses dans la culture gabonaise. Il faut de ce fait systématiser l’immersion des uns et des autres dans des groupes ouverts et mixtes. C’est important parce que c’est un échange de cultures. Nous, dès qu’on est arrivé et qu’on a garé les véhicules, on s’est dit bye avec les camerounais avec qui je suis arrivée. C’est un peu trop réussi pour un premier camp. je ne fais pas dans la langue de bois, je dis ce que je pense ».